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Les outils pour écrire directement sur l'image

Chargez l'image demo_calques.psd pour expérimenter. N'ayez pas peur de barbouiller, il n'y aura rien d'irréversible tant que vous n'aurez pas fait de sauvegarde malheureuse. On remettra tout en état par le menu Fichier>Version précédente.
 
La palette des outils se présente un peu différemment sous Photoshop 6, mais on retrouvera sans peine les outils dont nous parlerons ci-après.

La figure ci-contre représente les six «outils» élémentaires pour écrire directement dans l'image; ils sont cerclés de rouge dans l'image de la barre d'outil. Ce sont en fait des icônes avec liste déroulante (il suffit de maintenir le clic pour ouvrir ces listes reproduites dans la figure), ce qui fait que ces 6 icônes cachent en fait 15 outils différents. Mais ils ne sont pas tous à retenir pour le débutant.

La barre des options affiche en permanence tous les paramètres de l'outil sélectionné.

 

1 - Certains de ces outils imitent directement des outils classiques de dessin comme le pinceau , le crayon , la gomme , et leur fonctionnement est tout à fait intuitif. Ils ont à peu près les mêmes paramètres (à part le Flux qui n'existe pas pour le crayon), paramètres qu'on retrouvera pour de nombreux autres outils. Ci-dessous une partie de la barre des options pour le pinceau :


(N.B. pas d'option «Flux» sous Photoshop 6)

 

On a intérêt à visualiser la zone d'action de l'outil dans la figure

Pour cela, il faut passer par le menu Edition>Préférences>Affichage et pointeurs.

Une grande fenêtre de dialogue s'ouvre, avec notamment le cadre figuré ci-contre. La forme du pointeur de souris dépendra du bouton qu'on aura coché :
Standard : le pointeur prend la forme de l'outil.
C'est l'option par défaut quand on installe Photoshop : c'est commode pour le débutant (le pointeur de souris lui rappelle constamment quel outil il a activé), mais on ne voir pas très bien jusqu'où on agit dans l'image.
Précis : le curseur devient une croix indiquant avec précision le centre de la zone d'action de l'outil.
Forme d'outil : le curseur devient un cercle indiquant la zone d'action de l'outil. C'est l'option que nous conseillons.

Une fois ce dialogue refermé, on peut aller et venir entre ce pointeur «cercle» et le pointeur «croix» avec les touches Verrouillage majuscule et MAJ.

 

Tous ces outils dessinent dans la couleur d'avant-plan, visualisée en bas de la palette des outils par le pavé cerclé en rouge ci-contre. Pour changer cette couleur il suffit de faire un double clic sur ce pavé... et de se débrouiller ensuite avec le sélecteur de couleur (on donnera des explications détaillées dans la page suivante mais vous pouvez essayer tout de suite).

La gomme fonctionne un peu différemment : sur les calques ordinaires, elle rend la couleur plus ou moins transparente, jusqu'à l'enlever totalement pour une "opacité" de 100%. Sur les fonds, elle "dessine" dans la couleur d'arrière-plan, qui correspond au pavé juste en dessous du pavé de premier plan dans la palette des outils (en vert sombre ci-contre). A nouveau, on peut changer cette couleur d'arrière plan par un double-clic sur ce pavé.

Les deux petites icônes à côté des pavés de couleur permettent l'une, en bas à gauche, de réinitialiser en noir et blanc , et l'autre, en haut à droite, d'échanger les couleurs de premier plan et d'arrière plan.

 

2 - Le tampon

Le tampon est l'un des outils de prédilection pour la retouche: il permet de reproduire un peu plus loin une petite zone prise autour d'un point de départ, qu'on aura préalablement choisi par un premier clic avec la touche ALT enfoncée. Ses options montrent deux nouvelles cases de plus que les options de pinceau :

 

3 - Le groupe goutte d'eau/doigt/netteté

Ces trois outils sont localisé au même endroit de la palette des outils et ils ont tous les trois un effet sur la netteté de l'image.

La goutte d'eau crée un flou local, en mélangeant les pixels sous la souris, dans une zone correspondant à la forme d'outil.

Si on active l'option Utilisez tous les calques, il prendra en compte les pixels visibles de tous les calques de l'image, mais les nouveaux pixels ainsi créés ou modifiés n'affecteront que le calque actif

Le doigt simule tout simplement un doigt mouillé, qui entraine la couleur avec lui.
L'option Peinture au doigt transforme cet outil en une sorte de pinceau
L'outil «netteté» augmente localement le contraste, comme les filtres de netteté que nous verrons plus tard. Il devrait donc renforcer l'impression de netteté, mais disons que les résultats sont... surprenants, et je n'ai jamais vu quiconque s'en servir.

 

4 - Les outils de maquillage

Ces outils agissent localement sur la couleur, sur sa densité ou sur sa saturation.

L'outil densité+ assombrit les pixels. Dans les options, on voit qu'on peut agir préférentiellement sur les tons sombres, clairs ou moyens (on pourrra donc foncer des tons clairs sans toucher aux tons sombres ou moyens). La force de l'effet est contrôlée par l'option Exposition et le bouton-icône d'aérographe.
L'outil densité- éclaircit les pixels, avec les mêmes options que densité+.
Attention, cet outil provoque rapidement un blanchiment (voilage) des couleurs. Il est donc d'un maniement bien plus délicat que densité+.

Egalement, ne croyez pas que l'un des ces outils puisse servir à annuler l'action de l'autre ! Des pixels blanchis ou trop noircis auront perdu leur couleur sans espoir de retour.

L'outil éponge agit sur la saturation de la couleur. Dans ses options, on voit qu'il a deux modes, saturer ou désaturer (pour aviver la couleur ou se rapprocher du N&B), et que la force de l'outil est contrôlée comme pour les outils précédents — mais avec d'autres noms —, par une case Flux et un bouton-icône aérographe.

 

5 - Les outils de peinture

Les deux outils Pot de peinture et Dégradé, tous deux localisés dans la même case de la palette des outils, ont tous deux la capacité de peindre la totalité d'un calque sur un seul clic.

L'outil Pot de peinture a de très nombreuses options. On l'utilise généralement pour déverser la couleur de premier plan sur le calque actif. Pour cela, il faut régler
— l'option Fond à «1er plan»
— l'option Mode à «Normal»
— l'option Opacité à 100%
et l'étendue de la zone repeinte dépend avant tout de la valeur de l'option Tolérance. Comme on retrouvera cette tolérance dans le fonctionnement de la baguette magique, nous allons nous attarder sur son fonctionnement.

(i) Revenez à l'image demo_calques et activez le calque Sphère principale. Prenez le pot de peinture; mettez la tolérance à une petite valeur (20%) et désactivez toutes les autres options Lissé, Pixels contigus et Tous les calques.
(ii) Cliquez sur la sphère. Elle se remplit partiellement de la couleur de premier plan : en fait, tous les points dont la couleur est «suffisamment» proche de la couleur du point cliqué sont repeints. Ce «suffisament» est quantifié par la valeur de Tolérance.
(iii) Pour vérifier, annulez l'opération (CTRL-Z), augmentez la tolérance, et recliquez à peu près au même endroit. La zone repeinte doit augmenter. Si vous amenez la tolérance à 255 (maximum), tout le calque est repeint.

Il nous reste à comprendre l'action des différentes options :

Quand on veut repeindre tout un calque d'un seul coup, il faut donc veiller à ce que la tolérance soit à 255. On pourra préférer une alternative plus expéditive, avec le menu Edition>Remplir.

 

L'outil Dégradé fait un dégradé sur tout le calque. Dans son application la plus simple, un dégradé linéaire d'une couleur A vers une couleur B s'obtiendrait avec deux clics, le premier pour indiquer le point de départ du dégradé, le deuxième pour le point final, et on aurait le résultat ci-dessous
La flèche indique le sens du dégradé. Avant le point de départ et après le point d'arrivée (en dehors des lignes pointillées), les points sont coloriés de manière uniforme dans les couleurs A et B.

Bien qu'on puisse imaginer une grande variété de dégradés, bien plus élaborés que le principe esquissé ci-dessus, la barre d'options n'a pas l'air trop chargée. En fait, la complexité est cachée. Nous allons suivre ces options de la gauche vers la droite.

Cette case représente schématiquement le type de dégradé activé (ici, du blanc vers le noir, ou bien du premier plan vers l'arrière plan si ceux-ci viennent d'être réinitialisés au blanc et noir).

Si on veut changer de type, on clique sur le petit triangle à droite (icône de menu local) et une fenêtre s'ouvre qui propose plusieurs choix.  Cette fenêtre a elle-même son propre menu local (via le bouton-triangle en haut à droite) qui propose entre autres plusieurs types de présentation. Choisissez «petite liste», afin de retrouver la figure ci-contre, qui a l'avantage de clairement séparer les dégradés qui s'appuient sur les couleurs de premier plan et d'arrière plan (les deux premiers, ci-contre) et les autres, qui utilisent des couleurs prédéfinies.

Ce menu local permet aussi de charger d'autres jeux de dégradés. Si rien ne vous plaît, vous pouvez aussi faire vos propres dégradés. Pour cela, revenez à la barre des options et faites un double-clic sur l'icône de dégradé. On voir alors s'ouvrir un éditeur de dégradés... mais nous n'irons pas plus loin dans cette initiation !

Cette barre d'icônes indique la géométrie du dégradé. Selon l'icône activé, on pourra avoir (de gauche à droite) des dégradés linéaires, circulaire, angulaires, en miroir, ou en losange. Expérimentez...

C'est l'option de mode, avec ici deux options simples («normal» et «arrière») et toujours les mêmes autres, hors de portée du débutant.

C'est le réglage habituel de la force de l'outil. Si on n'est pas à 100%, les couleurs appliquées sont partiellement transparentes.

Enfin, laissez ces trois dernières options dans l'état ci-contre. Eventuellement, activez Inverser si vous voulez permuter les couleurs de départ et d'arrivée du dégradé, mais laissez Simuler et Transparence activés

L'option Simuler diminue les effets de bande (postérisation) dans les dégradés très lents en introduisant un peu d'aléatoire dans le dégradé. Avec les cartes vidéo en couleur-24 bits, ces bandes ne sont pas visibles directement, mais elles peuvent le devenir si on soumet ultérieurement le dégradé à un très grand contraste.

Transparence doit rester coché pour les dégradés utilisant la «couleur transparente» fonctionnent.

 

5 - Les traits et autres formes géométriques

Les outils «texte» et «trait» sont rangés l'un au-dessus de l'autre dans la palette des outils. Nous nous intéressons ici au second. En fait, il recouvre pas moins de 6 types d'outils servant à tracer diverses formes géométriques, mais qui se retrouvent toutes avec la même barre des options :
Pour dessiner directement dans un calque, il est essentiel que le 3ème bouton soit activé. Nous ne parlerons pas des deux boutons sur sa gauche et pas davantage des deux plumes qui le suivent.

Les six icônes qui suivent correspondent aux diverses formes géométriques accessibles (rectangles, rectangles arrondis, ellipses, polygones et étoiles, traits, formes libres) et chacune d'entre elles a ses propres options accessibles via la liste déroulante juste à leur droite et la case suivante de la barre des options (baptisée «Epaisseur» pour les traits, dans la figure ci-dessus). Dans le cas des «formes libres», on accède ainsi à des centaines d'objets prédéfinis.

Enfin, comme toujours, l'option Mode (la dernière dans la figure ci-dessus), donne accès aux modes normal, arrière, transparent (par gommage)... et à tous les autres que le débutant se réservera pour plus tard.

 

6 - Les outils vectoriels : texte et traits/formes

Dans la palette des outils, l'outil «texte» est juste au-dessus de l'outil «trait» que nous venons d'étudier. Du temps de Photoshop 4 ou 5, ils dessinaient effectivement des traits ou des caractères dans le calque actif et pouvaient donc se ranger à côté des autres outils de dessin ou de peinture. Les choses sont devenues plus complexes, plus puissantes mais plus subtiles. Nous allons nous contenter d'une présentation rapide.

Cet outil texte a un maniement assez intuitif : activez-le, cliquez dans l'image et commencez à taper. Un nouveau type de calque est apparu sur le clic dans la palette des calques, avec un grand «T» dans sa vignette (ci-contre à droite), mais le plus important en pratique est que vous voyez votre texte s'écrire au fur et à mesure dans l'image. Vous pouvez sélectionner une partie de texte et changer de police, de taille, de couleur etc... Le texte s'arrête quand vous cliquez sur la touche Enter (numérique) ou quand vous cliquez ailleurs dans la palette des calques.

Ce calque «T» n'est pas un calque de pixels (vous ne pouvez pas dessiner dessus), mais un support de l'information que vous avez entrée avec votre texte. Vous pouvez même y revenir pour faire des corrections (activez ce calque et l'outil texte et cliquez sur le texte à modifier).

Vous pouvez néammoins transformer ce calque de texte en calque ordinaire, par le menu Calque>Pixellisation>Texte (cette manoeuvre est évidemment irréversible ; elle interdit toute correction ultérieure du texte)

L'outil trait est plus subtil encore. Nous avons déjà vu qu'il pouvait se comporter comme un outil de dessin classique si l'icône est bien coché dans la barre des outils. Mais il se comporte tout différemment si on coche l'une des deux premières icônes dans la barre des options ; nous allons donner juste un aperçu de ce qui va se passer avec la 2ème option  .

Dans ce cas, le trait (ou tout autre forme) n'ouvre pas de nouveau calque et ne dessine sur aucun calque. En fait, il crée un tracé... et nous n'avons pas l'intention de nous étendre sur cette notion dans cette initiation. Bon ! Activez cet outil et faites quelques traits. Le résultat ainsi obtenu est accessible dans la palette des calques, sur l'onglet «Tracés». Vous y voyez une ligne Tracé de travail avec une vignette représentant vos traits. Vous pouvez néammoins les transformer en vrais tracés sur l'un des calques de votre image. Pour cela :

(i) revenez à l'onglet «calques» et activez le calque de votre choix. Si nécessaire, créez-en un nouveau.
(ii) Dans la palette des outils, sélectionnez un crayon ou un pinceau avec un petit diamètre (1 pixel, par exemple)
(iii) revenez à l'onglet «tracés» de la palette des calques, et sélectionnez le tracé de travail
(iv) dans le menu local de la palette, choisissez Contour du tracé et cliquez OK dans la boîte de dialogue.

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